Sujet important que je partage ici suite à la belle initiative de l'association UFC QUE CHOISIR, de l'Agence Régionale de la Santé des Pays de la Loire et de la mairie de Rezé (commune limitrophe de Nantes) à l'occasion de la réunion publique d'information qui s'est tenue jeudi dernier, 18 janvier 2018, pour expliquer les enjeux sanitaires liés au radon dans la région. 


D'où vient la radioactivité du radon?


Médiatisé à juste titre depuis quelques années, le radon est aujourd'hui mieux connu du grand public. Omniprésent à la surface de la Terre, ce gaz naturel radioactif inodore et incolore provient de la désintégration de l'uranium et du radium présents dans l'écorce terrestre. On le retrouve plus particulièrement dans les régions au sous-sol granitique et volcanique. A partir du sol (ou de l'eau), le radon diffuse dans l'air. Il est négligeable à l’extérieur des bâtiments car il est dilué par les vents.

Son accumulation à l’intérieur de l'habitat peut engendrer des taux de concentration excessifs; le radon est aujourd'hui reconnu comme cancérogène pulmonaire certain. Il est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac. 

Ce risque, auquel on impute environ 2.000 décès par an par cancer du poumon, est encore trop méconnu des ligériens (58% des habitants de Loire Atlantique l'ignorent. Selon l'IRSN (Institut de sûreté et de radioprotection nucléaire), 50% des communes de la région présentent un « potentiel radon moyen ou élevé ». 

En effet, comme l'explique la directrice régionale de la DREAL (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) à 20 Minutes, le radon est un "sujet majeur de santé publique pour les Pays de la Loire". 

 

carte radon

 

 

Comment le radon pénètre-t-il dans nos maisons ?


Le radon provient des profondeurs du sol et remonte à la surface par tous les moyens qui lui sont disponibles: failles, fissures, cavités, sols perméables...A l'air libre il se dissipe. Dans la maison se joue un autre phénomène.  La maison aspire  le gaz par la différence de pression entre l'extérieur et l'intérieur. On dit qu'elle est en pression négative.  Elle agit donc comme une ventouse sur le sol. Le gaz aspiré se concentre dans les caves, les garages en sous-sols, les vides sanitaires mal aérés puis s'infiltre dans l'habitat par le biais des  micro-fissures de la dalle ou par les défauts d'étanchéité dans l'interface dalle/plancher.

Infiltration du radon maison

"Le premier conseil est de colmater toutes les fissures de ses murs"

Pour les Pays de la Loire, c'est un problème puisque ce gaz représenterait un risque dans près de 9 villes sur 10 de Loire-Atlantique (ainsi 53% des communes de la région, mais aussi en Bretagne). Néanmoins, pas de panique. Le risque de toxicité est faible, puisqu'il n'existe que si la concentration est trop élevée et dure trop longtemps. Aussi, ce gaz peut être chassé en prenant des précautions simples. Par contre, piégé dans un espace clos (habitat), il peut atteindre des concentrations élevées pouvant avoir un fort impact sanitaire.

"Le premier conseil est de colmater toutes les fissures de ses murs, voire d’étanchéifier les sols pour que le gaz ne puisse pas entrer. Il est surtout important de le faire sortir, en ouvrant ses fenêtres plusieurs fois par jour surtout le soir, ou en veillant au bon fonctionnement de sa ventilation. Le radon se dilue dans l’air", explique-t-on à l'ARS.

Le radon ne monte pas haut

Ceux qui habitent dans des maisons ou au rez-de-chaussée sont les plus visés par ce phénomène, car le radon ne monte pas plus haut. Ces personnes-là sont poussées à acheter des dosimètres (à partir de 25 euros). "Environ un tiers des logements testés a un seuil de concentration important, c’est-à-dire supérieur à 300 Bq", indique Patricia Saraux, médecin en chef de la santé publique. "3% avaient une concentration très élevée".

 

 

C’est pour prévenir ce risque que l'association UFC que CHOISIR organise des réunions publiques d’information et de sensibilisation avec la participation de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), le soutien financier de l’ARS et de la DREAL et l’appui de communes partenaires soucieuses de leur mission de santé publique.

Detecteurs-de-radon-

 

A l’issue de la réunion publique de présentation de l’opération à Rezé (44),  des dosimètres ont été remis aux volontaires entrant dans certains critères d’habitat, afin de leur permettre de mesurer le niveau de leur exposition éventuelle. Des conseils de réduction d’exposition sont donnés à l’occasion de cette réunion ainsi qu’au moment de la restitution des résultats en fonction de leur niveau.

AN: Pour connaitre le niveau d’exposition de votre commune, sur internet tapez « IRSN potentiel radon commune », puis dans « Connaître le potentiel de ma commune » entrez son nom. Si elle est répertoriée « potentiel moyen ou élevé », cela signifie que « la probabilité dans la proportion des bâtiments présentant des concentrations en radon élevées est plus importante que dans le reste du territoire ».

 

 source :http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2016/11/le-radon-ce-gaz-radioactif-qui-s-infiltre-chez-vous.html

https://nantes.ufcquechoisir.fr/2017/02/16/le-gaz-radon/